dimanche 17 janvier 2016

un petit bijou

Le camion est arrivé vers midi, transportant le Meltem depuis la Plaine des Palmistes. Je sais, ça surprend, mais la vraie surprise n'est pas là.
C'est un petit bijou qui a quitté son écrin de verdure, pas avant d'avoir abattu 2 arbres qui gênaient le passage. Mais on m'a assuré que 20 autres avaient été plantés!






 Cela se passe à une demi encablure de Gaby par une journée très ensoleillée.












Il faut préparer la grue pour le levage. Il y a des sangles juste au niveau de la coque, le reste c'est de la chaîne.

Montage du moteur avant la mise à l'eau. Le propriétaire a encore le sourire!


S'il n'y a pas vraiment de doute, il y a quand même un peu d'angoisse. Les constructeurs amateur ne peuvent pas y échapper.
Ils sont deux à avoir commis ce petit chef- d'oeuvre. Le mot amateur prend ici tout son sens. Ce ne sont pas des professionnels payés, mais bien des amateurs de la belle ouvrage, pour qui le temps passé ne compte pas. Seul le résultat importe. On voit rarement un tel degré de finition. Moi même en tant qu'ancien pro je peux aller me rhabiller. Je n'ai pas honte, mais c'est tout juste.



Les vannes ont bien été fermées, alors on y va!
Tout doucement la coque descend vers son élément qui sera son nouvel écrin.













On vérifie les vannes et on lance le moteur pour aller rejoindre sa place dans la nouvelle marina.














Le moteur de 4 CV pousse bien la coque de 7,30m, mais elle est vide, le bassin est calme et il n'y a pas de vent. Il faudra sortir sous voile du port.
Tout s'est très bien passé. Le propriétaire a conservé son sourire jusqu'au bout.











Le pire c'est que nos deux compères, deux frangins sont des récidivistes, monsieur le président!
Ils ont déjà construit il y a une quinzaine d'années ce petit voile-aviron.
A mon avis, comme ce sont des grands feignants, ils se sont dit, construisons un plus grand mais sans rames!













Je n'ai pas encore vu l'intérieur, mais les photos qu'ils m'ont fait parvenir, montrent le même degré de finition.
Je compléterai l'album dès que j'en aurai l'occasion, ce qui ne saurait tarder puisque nous sommes voisins.
Pour la descente, j'ai juste remarqué que c'était un peu raide, mais il faut voir à l'usage.

vendredi 15 janvier 2016

des pros!

 Il y a une semaine j'ai déposé l'étai textile comme modèle pour la fabrication de son équivalent métallique.
La veille de la fabrication j'ai rappelé à la société de bien faire attention à la cosse du bas. Elle ne doit pas être plus grosse que celle du modèle.
En récupérant l'étai, une semaine après la commande, j'ai tout de suitevu que la cosse était trop grosse. Cela s'est tout de suite confirmé par un test sur un bout de tube de l'enrouleur.
On avait utilisé une cosse de 6 mm, parce qu'il n'y avait plus de cosse de 5, et que la cosse de 4 était trop petite!
Pas de problème, on va arranger ça! me dit-on. Je suggère de mettre un embout classique. Il y en a au bon diamètre mais avec un trou de 10 au lieu de 8. Quand on a attendu une semaine, on n'est plus à 2 mm près. Sitôt dit, sitôt fait. Je remarque au passage que le sertissage de l'embout a pris moins de 5 minutes.
Arrivé sur le quai, je compare les 2 étais, puisqu'il y a un peu plus de place qu'en magasin. Il manque 10 cm.
Vite après le déjeuner je retourne au magasin. Après la constatation de l'erreur on me propose des solutions bâtardes comme une manille. Je refuse en expliquant que l'on ne fait pas de bricolage sur une fabrication. De toute façon il n'y a pas de place pour une manille. Force est donc de refaire un câble.
Heureusement que j'avait amené un nouveau morceau de tuyau plastique pour le gainage car l'ouvrier commençait a attaquer l'ancien câble à la disqueuse sans lunette de protection.
J'au pu donc assister, et même participer, à la confection d'un nouveau câble. Cela a pris en tout moins d'un quart d'heure!
On m'a fait attendre une semaine, avec toutes ce erreurs pour un travail aussi rapide.
Je me demande si chacun sait bien gérer ses priorités?
En tous cas, une chose est sûre, aucune des personnes avec lesquelles j'ai été en contact ne savait à quoi servait un étai!
L'ouvrier qui avait remplacé la cosse par un embout avait trop raccourci le câble. Sans doute pensait-il que cela n'avait pas d'importance, pour me proposer par la suite de rajouter une manille.
Malheureusement, dans le milieu, j'ai souvent rencontré des gens, qui même travaillant dans le milieu maritime, n'y connaissaient pas grand choses. Elles font leur travail, sans se poser de question, c'est tout!

 L'étai métallique pèse 1,250 kg.
Le même en textile, mais sans la gaine qu'il faut absolument ajouter, 119 g!












Ces dernier jours il fait une chaleur atroce, "à récolter  des chouchous bouillis" aurait dit le poète!
Le parasol de plage n'arrête que la lumière mais pas les UV ! En plus il n'y a pas un souffle de vent.
A midi il suffit de laisser la gamelle un quart d'heure au soleil pour qu'elle soit réchauffée.













Les apprentis des villes sont aussi attentionnés que ceux des champs!
Doucement le matin et pas trop vite l'après midi!

lundi 11 janvier 2016

ponçage de l'antifouling

Le ponçage de l'antifouling est commencée avec ma ponceuse Métabo. Laurent ne s'étant pas présent au chantier cette semaine, n'a pas pu me prêter la sienne plus légère.
Etant donné la position de ponçage, il faut faire attention au dos et autres tendinites. Par précaution, et en jonglant avec le soleil, je pense pendre deux jours pour les deux coques.
L'arête du pas de la coque, la quille, devra être faite à la main. Il n'y a pas assez dz place pour la ponceuse.





Malgré l'utilisation du pistolet, le produit n'a pas été projeté en couche uniforme, à cause de sa densité. Le diamètre de la buse et la pression préconisés ont été respectés.
Le ponçage se fait au 240 pour ne pas enlever trop de matière. L'idée est de mettre le cuivre à nu pour amorcer l'oxydation du métal.
Par endroit il y a même des petits manques, mais nous ne pouvons pas faire de retouches.






La cadène de l'étai largable a été juste posée et maintenue par 2 vis au lieu des 4 prévues.
De par sa position, en plein milieu de la poutre avant, le mieux serait de la monter sur une platine en iroko, qui supporterait en même temps le davier de l'ancre.
Pour heure il s'agit juste d'assurer le maintien du mât en cas de défaillance de l'étai principale.

dimanche 10 janvier 2016

les panneaux solaires

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J'ai dû abandonner l'étai textile, provisoirement j'espère. La gaine sur deux épaisseurs de câble dépasse les 6 mm du trou des paliers. J'aurai dû faire le contrôle dès la réception de la gaine.
J'ai donc commandé un câble métallique, qui sera disponible dans le courant de la semaine prochaine.
En attendant, il y a encore des travaux de préparation.
Les panneaux solaires étaient juste posés sur le toit de la cabine. Ils vont être fixés chacun par quatre petites équerres en aluminium. Les équerres sont d'abord vissées sur le toit.



Ensuite les panneaux viennent s'insérer entre les équerres pour être finalement bloqués par des rivets aluminium.
La violence du soleil interdit le travail de jour. La tâche sera donc étalée sur plusieurs jours en fin d'après midi.
J'ai rattrapé quelques défauts sur la coque babord et commencé le ponçage au 240 de l'antifouling.
Sans doute à cause de la fatigue, la ponceuse paraît lourde et cause des douleurs à mon épaule droite. Demain, si possible, j'emprunterai la ponceuse de Laurent, bien plus légère.

jeudi 7 janvier 2016

l'enrouleur


Ma bicoque, vue d'en haut. C'est un vrai grand petit bateau!












C'est la dernière opération, la finition de l'enrouleur. Il faut tout démonter pour raccourcir l'étai et passer la gaine.

















Voici la fameuse gaine. Elle absorbe sans problème les deux épaisseurs de tresse. Elle passe sans problème dans les paliers avec une seule épaisseur de tresse. Il ne reste plus qu'à traiter les bouts qui doivent rentrer dans la tresse et être immobilisés par une couture. Si on arrive à faire tout ça, il n'y aura pas de raison que cela ne marche pas!







C'est le briquet chalumeau, livré avec la gaine.
Ça chauffe fort avec une grande flamme bleue!

















Mon voisin, Benjamin sitôt terminé ses peintures de coque a attaqué l'antifouling. L'ensemble présente un aspect "or et bronze" du plus bel effet. Cela fait riche et il nous dit craindre un contrôle fiscal!
En tous cas il est pressé de retourner à l'eau.



















mardi 5 janvier 2016

fin des gros travaux

Tôt ce matin, nous avons lancé l'opération "coppercoat".
Après avoir partagé les 2150 g de poudre de cuivre en trois parties égales, j'ai commencé à préparé le premier lot.
Le coppercoat, outre le fait que ce soit de l'époxy au lieu du polyester, contient aussi deux fois plus de cuivre. De ce fait le mélange est bien plus épais et demande un ajout de diluant pour être passé au pistolet. Le fournisseur conseille un alcool spécial neutre qui fluidifie le mélange. Faute de pouvoir nous procurer cet élément dans les temps, nous l'avons remplacé par un diluant!
Le résultat est très satisfaisant.
Ce qui est dommage, c'est que le distributeur de ce produit, connaissant les difficultés de sa mise en oeuvre, ne s'associe pas avec un peintre formé, pour vendre ans les meilleurs conditions cet excellent produit.
J'ai donc maintenant exactement ce qu'il ne faut jamais faire, deux coques avec deux antifoulings différents. Au moins bientôt je saurai lequel est le meilleur.




En toute fin d'après midi, après avoir tout préparé, j'ai pu enfin finir la dernière couche de vernis.
Bonne nouvelle, dans la journée il y a moins d'insectes qui viennent se coller aux pièces!
C'est la seule méthode que j'ai trouvée pour vernir les pièces d'une seule fois sans défaut.
Mon voisin de terre plein Laurent, trouve que cela ressemble à du nature-art! J'avoue ne pas trop savoir ce cela signifie.











Justement, voici Laurent qui rénove un petit Figaro, qu'il pense mettre à l'eau lui aussi cette année.
J'en parlerai un peu plus la prochaine fois.

samedi 2 janvier 2016

Bonne Année 2016

Bonne Année à tous.
Le mauvais temps de ces derniers jours a arrêté les travaux. Cet arc-en-ciel annonce la fin du repos forcé.
Je vous souhaite à tous une bonne santé qui vous permettra de mener à bien vos nombreux projets.
Je pense sans être déraisonnablement optimiste, pouvoir dire que le mien prendra fin bientôt.