jeudi 18 août 2016

l'échelle de remontée

  Voici la fameuse échelle de remontée.
Elle sera accrochée sur la dernière poutre à l'horizontale, bloquée par un bout pris dans un taquet. Il faudra tirer sur le bout qui traîne dans l'eau pour débloquer l'échelle. Celle-ci tombera à l'eau. En utilisation, les deux premiers barreaux sont dans l'eau.
  Elle est très légère mis très solide. Les montants sont en pin et les barreaux en bois africain. Ce sont les dernières chutes qui me restent.
  L'ensemble est fini poncé et n'attend plus que la peinture. S'il fait beau ce sera pour ce week-end.
  Dans la même famille, voici les marches des descentes. Elles sont coupées légèrement de biais sur un côté. Au montage elles sont décalées vers l'avant, côté couchette.
  Ce sont des chutes d'iroko. Les rainures servent d'anti-dérapant.
  Préparation de la fixation des marches. Les zones sont délimitées pour un meilleur travail. La peinture a été enlevée.
  Le champ de la marche sera collé directement sur la coque. La marche sera soutenue horizontalement par un tasseau triangulaire fixé aussi à la coque. Une équerre en bois dont on voit l'emplacement vient renforcer le montage.

 
L'immobilisation des pièces pendant le collage est assez singulière, mais c'est simple à mettre en œuvre et efficace.
  A noter que la première marche repose directement sur le niveau qui constitue les couchettes.

mardi 16 août 2016

au cas où!

  La survie et logée sur deux poutres dont celle de l'éolienne. Elle se trouve calée ainsi latéralement. Il ne reste plus qu'à la bloquer longitudinalement. Ce sera fait par une traverse en bois vers l'arrière, et par deux bouts vers l'avant. Pour la dégager, il suffira de couper les bouts.
  Reste le problème de la mise à l'eau. Il y a deux possibilités.
  Soit on la fait tomber par un trou dans le filet juste en dessous et on la tire vers l'arrière par un palan, afin qu'elle se trouve dégagée pour l'ouverture. Soit on la tire d'abord vers l'arrière en la faisant glisser sur les poutres support, et ensuite on la bascule dans l'eau. Cette deuxième solution paraît plus difficile à mettre en œuvre , à cause du poids de la bête, 40 kilos à sec! En plus elle sera sur le chemin de l'éolienne ce qui peut être dangereux. Il est à noter qu'il est prévu d'abaisser l'éolienne pour accéder à la survie. Car une fois à l'eau, il faut tirer sur le bout de déclenchement du gonflage, ensuite charger les affaires de survie (grab-bag, pharmacie, balise etc) et enfin les personne avant de couper les amarres.
  Il est entendu que si on arrive là, c'est que le bateau est prêt de couler. La consigne étant de quitter le bateau vraiment au dernier moment. Le nombre de bateaux découverts dérivant vides, sans que l'on retrouve les survies, du moins avec des passagers, confirme cette consigne.

  Le plan de pont est le dernier point à traiter afin de pouvoir naviguer à la voile.
  Après de multiples essais et mûres réflexions, il a été décidé ce qui suit. L'écoute de génois arrivera sur une poulie frappée à l'angle de la cabine, côté descente, ici à gauche, qui la renverra vers un bloqueur suivi d'un winch. Ces deux derniers étant montés sur une platine collée sur la cabine avec des renforts sur les côtés de la cabine.
  C'est la solution qui sera testée dans un premier temps. Si elle est validée, on passera à la question barber, puisqu'il n'y a pas de rail et que cette écoute demandera à être contrôlée sur son point de tire. Pour l'instant, seul le bloqueur est monté, puisqu'il est en double avec celui de l'écoute.

Voici la future platine de la poulie de génois avec son pontet. La poulie sera montée sur le pontet par une boucle en dyneema.










Côté tribord, le montage protège par la même occasion les instruments, les passe-fils électriques et la pompe d'évacuation.










  Côté bâbord, le montage protège la bouteille de gaz, les passe-fils et la pompe.
   Pour le gaz, s'il s'avère nécessaire, une barre viendra protéger le robinet. S'il y a un risque pour les bouts, un tissu couvrira la bouteille. Et si vraiment les angles, bien qu'arrondis sont encore dangereux, ils seront recouverts de mousse.
  Tout est déjà monté et attend un dernier ponçage, peinture et montage de l'accastillage.
  Demain je vous monterai ce qui est prévu, si malgré le harnais et la ligne de vie, vous tombez à l'eau!

dimanche 14 août 2016

certains disent que c'est du vent!

Ajouter une légende
   L'éolienne est fixée sur son mât au milieu de la poutre. Elle est maintenue par deux haubans latéralement et par une barre sur l'arrière. Les haubans me permettent de basculer le mât pour la maintenance. Le mât pivote donc sur son pied et sur la barre arrière dont il faut desserrer la vis de fixation. Pour l'instant la barre est en bois avec des ferrures métalliques en acier ordinaire. Sitôt le montage validé, la barre et les ferrures seront en inox et les haubans en dyneema.
  C'est la seule et unique place que j'ai trouvée pour cette éolienne. Et je commence à croire qu'il en sera ainsi pour tous les équipement, tant la configuration de ce petit cata est très spéciale. C'est peut-être aussi parce j'installe beaucoup d'équipement. Le seul cas que j'ai trouvé sur internet montre la même éolienne avec le mât soudé, en tous cas faisant corps avec la poutre, puisque je n'ai pas vu de haubanage souple ni rigide. C'est  vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'endroit dégagé des écoutes et sécurisé en même temps.
  Ce matin j'ai découvert avec horreur des bestioles installées sur un des safrans, que je surveille pourtant régulièrement. Elles sont précisément sur le cordage des charnières, sur lequel j'ai, sur les conseils de Rogerio, passé de l'antifouling. J'en conclu qu'il est grand temps de prendre le large. Plusieurs fois j'ai pensé passer un coup de jet d'eau sous pression, mais j'y ai renoncé faute de temps, préférant faire avancer les travaux. Mais je vais le faire rapidement avant que cela ne s’aggrave.

jeudi 11 août 2016

trois en un

  La poutre avant reçoit une platine multifonction.
  Vers l'avant il y a le davier. L'ancre à poste reposera sur la petite plateforme au dessus de la poutre, le soc encastré entre le davier et le dessous de la poutre. Il n'y aura qu'à laisser filer pour mouiller. La prochaine fois il y aura une photo montrant l'ensemble en position.
  Sur le dessus, une plaque de tôle mince viendra protéger le bois du ragage de la chaîne. Peut-être faudra-t-il guider la chaîne et le cordage sans abimer ce dernier. Cela on le verra à l'usage.
  Toujours sur le dessus, il y a une cadène double pour l'étai largable et le point d'amure du tourmentin. Là aussi, une photo viendra éclairer ce montage.

  Sur l'arrière de la poutre, utilisant les mêmes boulons de fixation, il y a en dessous de la plateforme, une cadène simple sur laquelle viendra se fixer deux lignes de vie. La première mène à la descente bâbord et la deuxième à la descente tribord. Les deux descentes étant reliées par une troisième ligne de vie.
  Honte à moi, je viens de m'apercevoir que ne ne mettais jamais l'accent sur le a de bâbord! Pourtant le correcteur me le signalait, mais comme il y a beaucoup de mot qu'il ne connaît pas, je n'y ai pas pris garde! Je recopierai 50 fois, cela me rappellera des souvenirs.

mercredi 10 août 2016

compas et barres


Le support du compas est terminé à sa place au pied de mât. Il reste encore la peinture et le branchement électrique pour l'éclairage. La rose est assez visible de jour depuis la barre. J'espère qu'il en sera de même la nuit en navigation.








Pour renforcer les barres franches qui sont très courbées, au lieu des ligatures simples proposées par l'architecte, j'ai des bonnets turcs à trois spires et cinq ganses en tresse de 4 mm quadruplé. C'est un des serrages les plus efficaces du genre.
Pour l'instant il y a encore les deux bouts qui dépassent, car je pense vernir une dernière fois le bois avant le serrage définitif des bonnets.
Dans l’enceinte portuaire il y a une belle ancre posée dans un petit square. Outre le fait que sa situation ne la met pas en valeur cette ancre présente en plus une anomalie de montage.
La goupille qui bloque le jas en position d'utilisation est mal positionnée.  Montée ainsi l'ancre fonctionne mal, puisque le jas peut glisser dans la verge et ne plus remplir son office qui est de surélever l'ancre pour qu'elle s'accroche bien.
Je vais voir quelle service de la mairie contacter pour signaler cette anomalie. Si en plus on pouvait mieux entretenir l'ancre pour mieux la préserver ce serait bien. Une petite plaque racontant son histoire serait la bienvenue. Je n'ose pas demander son déplacement dans un endroit plus fréquenté pour qu'un plus grand nombre puisse la voir.

samedi 6 août 2016

Le pavillon et sa hampe

Même pour faire une hampe aussi simple, il a fallu plusieurs heures de travail étalées sur plusieurs jours. C'est une hampe démontable pour laquelle je n'ai pas pu trouver d'autre place que celle là. Il est vrai que l'arrière est particulièrement chargé.
Le pavillon national est règlementaire et beaucoup de bateaux n'en ont pas. Pire, certains bateaux étrangers n'ont pas non plus de pavillon de courtoisie. Comme son nom l'indique, cela paraît la moindre des choses. J'ai souvenir, lors de mon arrivée à Port-Louis en 2005, de la remarque d'un douanier mauricien concernant notre pavillon de courtoisie qui était en piteux état. Notre skipper était mécontent, mais la remarque m'avait paru pertinente.




Notre voisin, la Base Nautique a organisé ce week-end, trois journées portes-ouvertes. Le vendredi était réservé aux camps de vacances avec un beau soleil. Aujourd'hui le temps était mitigé mais cela n'a pas empêché le public de venir profiter des kayaks ou des balades en goélettes Mercator.
Mon voisin de ponton a mis son petit bateau à la disposition du club. Il a pu ainsi faire deux sorties, essentiellement au moteur, faute de vent.

vendredi 5 août 2016

Objectif : naviguer

Bonjour à tous.
Désolé pour ce long silence, qui je l'espère sera le dernier. Dans la vie comme en mer, en cas de coup dur, il faut se protéger et attendre que cela se passe. 
Depuis mon retour j'ai déplacé Gaby à l'angle opposé de la marina. C'est un peu plus tranquille pour la houle, il y a un peu moins de gens bruyants, et je pense que c'est plus protégé du vent durant les cyclones.
Les activités ne se sont jamais arrêtées, mais le rythme avait notablement ralenti.
Vous pouvez voir que les voiles sont gréées. Le rouleau anti enroulement de la drisse qui s'était bien  positionné au premier montage,  est maintenant décollé du tube de l'enrouleur et refuse de se remettre en place. Comme l'enroulement se fait correctement nous verrons aux premiers essais.
Actuellement je travaille sur le plan de pont de l'écoute de  génois. Il a fallu faire quelques adaptations. Après avoir visualisé toutes les vidéos de You-tube, j'en ai conclu qu'il n'y a pas une solution mais que chacun doit trouver le sien. C'est donc ce que j'ai fait.  Ce sera une des prochaines publications.
Le davier est posé et attend l'ancre qui viendra juste après la peinture.
La fixation de l'étai largable est terminée, à la peinture près.
La fixation du point d'ancrage avant de la ligne de vie est terminée.
La drosse de l'enrouleur est posée avec un renvoi sur poulie ainsi que son coinceur. En cas de difficulté on pourra s'aider du winch de génois.
Les drisses passent maintenant par des bloqueurs Antal. C'st beaucoup plus pratique que les coinceurs Spinlock.
L'écoute de Grand' voile est positionnée provisoirement. Les premiers essais doivent valider l'installation pour une installation définitive. Comme il y a 3 coinceurs et 2 filoirs à installer sur la poutre centrale, mieux vaut le faire correctement aux bons endroits.
L'éolienne est montée provisoirement au milieu d'une quatrième poutre pour des tests. Elle est raccordée au réseau et n'attend plus qu'un vent de plus de dix nœuds.
La survie est posée au meilleur emplacement possible et sera fixée solidement toujours après les tests.
La hampe est en place avec son pavillon.
Une des barres a reçu ses trois bonnets turcs qui viennent consolider les collages. La deuxième n'en est pas pourvue faute de tresse de 4 mm assez souple. Mon fournisseur n'en a plus et ne s'en souvient même pas d'en avoir eu! Par contre le vernis époxy anti-uv présente quelques craquelures. Il faudra sans  doute faire une protection textile, et peut-être même pour le mât, si on veut continuer à avoir de beaux vernis.
Les capots ont chacun leur ferrure de positionnement.
La VHF est opérationnelle avec son code MMSI. Mais je n'ai pas encore pu essayer l'ASN faute de correspondant équipé.
Deux marches de descente ont été installées dans chaque coque.
La machine à coudre Sailrite est arrivée en une semaine des États-Unis alors que les anglais ne veulent pas livrer à la Réunion.
Nous reviendrons en détail sur chaque point, puisqu'il reste toujours une finition à faire.
L'objectif est clair, naviguer le plus vite possible en toute sécurité.
Patrick, un voisin de ponton qui possède une coque acier de 14 tonnes, a accepté de m'aider à la mise au point des voiles et à la validation des tests. Partant à la retraite, il est comme moi, assez libre de son temps. Nous sortiront dès que le temps qui est redevenu à la pluie, me permettra de terminer le plan de pont du génois. Il est à souhaiter que nous aurons encore alors de belles journées avec du petit temps. Au plus tard cela doit se faire dans le 15 jours qui viennent, quitte à laisser les peintures pour plus tard, les deux couches d'époxy protégeant suffisamment les ouvrages.
J'oubliais : il reste à fabriquer une petite échelle de corde avec des marches en bois, pour permettre la remontée seule, d'une personne tombée à l'eau, pour que l'on soit aux normes.
Je crois qu'on a bien avancé quand même!