jeudi 11 août 2016

trois en un

  La poutre avant reçoit une platine multifonction.
  Vers l'avant il y a le davier. L'ancre à poste reposera sur la petite plateforme au dessus de la poutre, le soc encastré entre le davier et le dessous de la poutre. Il n'y aura qu'à laisser filer pour mouiller. La prochaine fois il y aura une photo montrant l'ensemble en position.
  Sur le dessus, une plaque de tôle mince viendra protéger le bois du ragage de la chaîne. Peut-être faudra-t-il guider la chaîne et le cordage sans abimer ce dernier. Cela on le verra à l'usage.
  Toujours sur le dessus, il y a une cadène double pour l'étai largable et le point d'amure du tourmentin. Là aussi, une photo viendra éclairer ce montage.

  Sur l'arrière de la poutre, utilisant les mêmes boulons de fixation, il y a en dessous de la plateforme, une cadène simple sur laquelle viendra se fixer deux lignes de vie. La première mène à la descente bâbord et la deuxième à la descente tribord. Les deux descentes étant reliées par une troisième ligne de vie.
  Honte à moi, je viens de m'apercevoir que ne ne mettais jamais l'accent sur le a de bâbord! Pourtant le correcteur me le signalait, mais comme il y a beaucoup de mot qu'il ne connaît pas, je n'y ai pas pris garde! Je recopierai 50 fois, cela me rappellera des souvenirs.

mercredi 10 août 2016

compas et barres


Le support du compas est terminé à sa place au pied de mât. Il reste encore la peinture et le branchement électrique pour l'éclairage. La rose est assez visible de jour depuis la barre. J'espère qu'il en sera de même la nuit en navigation.








Pour renforcer les barres franches qui sont très courbées, au lieu des ligatures simples proposées par l'architecte, j'ai des bonnets turcs à trois spires et cinq ganses en tresse de 4 mm quadruplé. C'est un des serrages les plus efficaces du genre.
Pour l'instant il y a encore les deux bouts qui dépassent, car je pense vernir une dernière fois le bois avant le serrage définitif des bonnets.
Dans l’enceinte portuaire il y a une belle ancre posée dans un petit square. Outre le fait que sa situation ne la met pas en valeur cette ancre présente en plus une anomalie de montage.
La goupille qui bloque le jas en position d'utilisation est mal positionnée.  Montée ainsi l'ancre fonctionne mal, puisque le jas peut glisser dans la verge et ne plus remplir son office qui est de surélever l'ancre pour qu'elle s'accroche bien.
Je vais voir quelle service de la mairie contacter pour signaler cette anomalie. Si en plus on pouvait mieux entretenir l'ancre pour mieux la préserver ce serait bien. Une petite plaque racontant son histoire serait la bienvenue. Je n'ose pas demander son déplacement dans un endroit plus fréquenté pour qu'un plus grand nombre puisse la voir.

samedi 6 août 2016

Le pavillon et sa hampe

Même pour faire une hampe aussi simple, il a fallu plusieurs heures de travail étalées sur plusieurs jours. C'est une hampe démontable pour laquelle je n'ai pas pu trouver d'autre place que celle là. Il est vrai que l'arrière est particulièrement chargé.
Le pavillon national est règlementaire et beaucoup de bateaux n'en ont pas. Pire, certains bateaux étrangers n'ont pas non plus de pavillon de courtoisie. Comme son nom l'indique, cela paraît la moindre des choses. J'ai souvenir, lors de mon arrivée à Port-Louis en 2005, de la remarque d'un douanier mauricien concernant notre pavillon de courtoisie qui était en piteux état. Notre skipper était mécontent, mais la remarque m'avait paru pertinente.




Notre voisin, la Base Nautique a organisé ce week-end, trois journées portes-ouvertes. Le vendredi était réservé aux camps de vacances avec un beau soleil. Aujourd'hui le temps était mitigé mais cela n'a pas empêché le public de venir profiter des kayaks ou des balades en goélettes Mercator.
Mon voisin de ponton a mis son petit bateau à la disposition du club. Il a pu ainsi faire deux sorties, essentiellement au moteur, faute de vent.

vendredi 5 août 2016

Objectif : naviguer

Bonjour à tous.
Désolé pour ce long silence, qui je l'espère sera le dernier. Dans la vie comme en mer, en cas de coup dur, il faut se protéger et attendre que cela se passe. 
Depuis mon retour j'ai déplacé Gaby à l'angle opposé de la marina. C'est un peu plus tranquille pour la houle, il y a un peu moins de gens bruyants, et je pense que c'est plus protégé du vent durant les cyclones.
Les activités ne se sont jamais arrêtées, mais le rythme avait notablement ralenti.
Vous pouvez voir que les voiles sont gréées. Le rouleau anti enroulement de la drisse qui s'était bien  positionné au premier montage,  est maintenant décollé du tube de l'enrouleur et refuse de se remettre en place. Comme l'enroulement se fait correctement nous verrons aux premiers essais.
Actuellement je travaille sur le plan de pont de l'écoute de  génois. Il a fallu faire quelques adaptations. Après avoir visualisé toutes les vidéos de You-tube, j'en ai conclu qu'il n'y a pas une solution mais que chacun doit trouver le sien. C'est donc ce que j'ai fait.  Ce sera une des prochaines publications.
Le davier est posé et attend l'ancre qui viendra juste après la peinture.
La fixation de l'étai largable est terminée, à la peinture près.
La fixation du point d'ancrage avant de la ligne de vie est terminée.
La drosse de l'enrouleur est posée avec un renvoi sur poulie ainsi que son coinceur. En cas de difficulté on pourra s'aider du winch de génois.
Les drisses passent maintenant par des bloqueurs Antal. C'st beaucoup plus pratique que les coinceurs Spinlock.
L'écoute de Grand' voile est positionnée provisoirement. Les premiers essais doivent valider l'installation pour une installation définitive. Comme il y a 3 coinceurs et 2 filoirs à installer sur la poutre centrale, mieux vaut le faire correctement aux bons endroits.
L'éolienne est montée provisoirement au milieu d'une quatrième poutre pour des tests. Elle est raccordée au réseau et n'attend plus qu'un vent de plus de dix nœuds.
La survie est posée au meilleur emplacement possible et sera fixée solidement toujours après les tests.
La hampe est en place avec son pavillon.
Une des barres a reçu ses trois bonnets turcs qui viennent consolider les collages. La deuxième n'en est pas pourvue faute de tresse de 4 mm assez souple. Mon fournisseur n'en a plus et ne s'en souvient même pas d'en avoir eu! Par contre le vernis époxy anti-uv présente quelques craquelures. Il faudra sans  doute faire une protection textile, et peut-être même pour le mât, si on veut continuer à avoir de beaux vernis.
Les capots ont chacun leur ferrure de positionnement.
La VHF est opérationnelle avec son code MMSI. Mais je n'ai pas encore pu essayer l'ASN faute de correspondant équipé.
Deux marches de descente ont été installées dans chaque coque.
La machine à coudre Sailrite est arrivée en une semaine des États-Unis alors que les anglais ne veulent pas livrer à la Réunion.
Nous reviendrons en détail sur chaque point, puisqu'il reste toujours une finition à faire.
L'objectif est clair, naviguer le plus vite possible en toute sécurité.
Patrick, un voisin de ponton qui possède une coque acier de 14 tonnes, a accepté de m'aider à la mise au point des voiles et à la validation des tests. Partant à la retraite, il est comme moi, assez libre de son temps. Nous sortiront dès que le temps qui est redevenu à la pluie, me permettra de terminer le plan de pont du génois. Il est à souhaiter que nous aurons encore alors de belles journées avec du petit temps. Au plus tard cela doit se faire dans le 15 jours qui viennent, quitte à laisser les peintures pour plus tard, les deux couches d'époxy protégeant suffisamment les ouvrages.
J'oubliais : il reste à fabriquer une petite échelle de corde avec des marches en bois, pour permettre la remontée seule, d'une personne tombée à l'eau, pour que l'on soit aux normes.
Je crois qu'on a bien avancé quand même!

samedi 27 février 2016

le bon taud

J'ai trouvé en ville chez un marchand de tissus une toile plastifiée en quantité suffisante pour un taud.
En effet, sous les tropiques quand il ne pleut pas en été ... il y a du soleil. Je ne parle pas du vent qui lui quand il ne fiche pas tout par terre, rafraîchit l'air.
J'avais bien acheté un tissu bleu, mais en quantité insuffisante. Je le garde pour la protection du filet avant par la suite.
Voici les 11 premiers mètres qui doivent permettre de faire le dessus et les côtés. Il faudra en racheter pour le devant et le derrière, une main ne suffisant pas!










Voici le côté plastifié. Heureusement que le tissu n'est pas trop épais malgré tout, car il faut au moins 3 épaisseurs pour les bords.












Lors du premier essai, la chaleur me paraissait trop importante. Après avoir vérifié que l'on pouvait toucher le tissu au soleil sur un autre bateau, j'ai mis le Subrella prévu pour un bimini au soleil à côté. Les deux tissus sont aussi brûlants l'un que l'autre. Je pense que les tissus n'étant pas testés en position normale, il n'y a pas d'air qui vient les refroidir.
Avant de commander des cadres métalliques pour soutenir la toile en l'air, il convient de définir précisément  leurs dimensions. C'est l'utilité de ces cadres provisoires en bois. Ici nous avons les deux plus petits qui supportent les côtés tombants sur les cabines. Il i en a deux autres plus grands qui font le faîtage au milieu. Quand le taud n'est pas utilisé, les cadres se rabattent sur les toits des cabines, derrière les capots et les panneaux solaires.
En utilisation, au besoin il faut pouvoir remonter les tissus pour dégager les panneaux solaires. Pour cette première tranche, il reste donc à trouver comment fixer le tissu sur les cadres et sur les toits.
Sur les cadres ce sera sans doutes des sangles et du scratch, et sur les toits, des pressions. Le devant et le derrière seront en  3 panneaux réunis par des zips, qui eux mêmes seront scratchés au dessus et aux côtés.
C'est clair pour tout le monde ou dois-je répéter?


Entre deux averses j'ai fabriqué et posé un support en iroko pour le davier et l'attache basse de l'étai largable. À ce point, il y aura aussi une fixation pour les sangles de la ligne de vie.








mardi 9 février 2016

les travaux à l'eau

Depuis quelques temps déjà les voiles ont été montées. Mais avec le nombre de problèmes restant à régler, le bateau n'est pas en règle pour naviguer.
Il est donc plus sage de régler d'abord ces problèmes avant d'envisager toute sortie.
De toute façon le soleil et la pluie obligent l'installation rapide d'un taud, sans lequel tout travail sur le pont est très difficile.
La première tâche consiste à régler le relevage du moteur. Jusqu'à présent il y avait toujours un petit bout qui traînait dans l'eau. Après avoir incliné un peu plus le moteur vers l'arrière, on peut le remonter au dernier cran, ce qui donne cette position. Après un test et un éventuel réglage de la position moteur en fonctionnement, il faudra modifier définitivement le support moteur.





Voici le circuit réglementaire du gaz qui comporte dans l'ordre :

  • un détendeur spécial marin extérieur
  • un raccord détendeur vers un tuyau de 8 mm
  • tuyau de 8 pour traversée coque
  • robinet de coupure
  • tuyau de 8 vers raccord souple
  • raccord souple vers feux
Les raccords sur le tube de 8 se faisant par olive, donc définitive, il faut procéder par tranches.
Voici la première tranche. C'est juste le passage au travers de la coque par le côté de la cabine.
C'est un petit bout de tuyau de 8 bloqué par un passe-fil. Il sera remplacé bientôt par un autre bout plus grand et en plus coudé. C'est ce coude qui pose problème. Il faut remplir le tuyau de sable fin pour qu'il ne s'écrase pas lors du cintrage, et le chauffer pour faciliter l'opération. Voilà ce qu'il faut faire sur le papier.
J'attends donc d'être un peu plus libre pour le faire correctement.




lundi 8 février 2016

les début de la vie sur l'eau

Depuis la mise à l'eau, les coques se sont positionnées convenablement. Certains laçages sont maintenant trop lâches. Le plus simple est de les retendre toutes. Au niveau de la terminaison, l'arrêt du bout qui se faisait sous la poutre se fera maintenant sur le côté. A l'eau il est très difficile de voir sous les poutres.
Sortie test au moteur. celui-ci marche bien,mais cavite un peu dans le clapot. Sauf à le monter sur rail ou sur chaise, on ne pourra pas faire mieux à sa position actuelle.
Le capitaine est attentif et heureux. Notez que la grand' voile est à poste.
Jusqu'à présent le moteur était alimenté par son réservoir interne. La nourrice est maintenant raccordé au moteur. Un filtre démontable a été rajouté dans le circuit. Il y en a déjà un sur le moteur.
L'antifouling commence à verdir, mais par endroit il y a quand même des début de dépôt. un brossage s'impose pour décoller ça, suivi d'un ponçage voir d'un brossage à la brosse métallique. I est vrai que la coque ne bouge pas beaucoup.
Le voiles sont montées et il reste à tendre les haubans.
La drosse du génois est passée et un taqué installé à tribord pour un essai. Les coinceurs Spinlock sont inutilisable. J'ai commandé  3 bloqueurs simples pour les drisses sur le mât et 2 doubles pour les écoutes de génois et la drosse.
En attendant que le matériel arrive, on fait avancer les petits travaux.
Le mauvais temps, pluie et vent, montre bien qu'un taud ainsi qu'une protection contre la plie est nécessaire. Heureusement qu'il n'y a pas de cyclone!
Pour le taud ce n'est pas trop compliqué, il sera réduit au minimum, lais il faut quand même le faire, car il  a beaucoup de jours ensoleillés.
Pour la pluie, c'est plus difficile, car il faut recouvrir les descentes. Cela nécessite des arceaux. J'aurais voulu utiliser du bambou, mais faute de temps ce sera sans doute l'aluminium.


J'en voyais souvent un de temps en temps, mais ce dimanche c'est le couple de héron cendré qui est venu nous rendre visite. La présence de cet animal est extraordinaire. Sa vue me fait toujours de l'effet. Il faut agrandir l'image pour bien le voir.
la présence de nombreux petits poissons dans la marina est sans doute la cause de leurs venues.
En effet les eaux sont très peuplés à tel point que vers les 10 heures du soir on voit une ombre rougeâtre circuler. Un soir j'ai même vu m'aileron d'un petit requin d'environ un mètre. Même aussi petit il est majestueux et sa vue aussi fait quelque chose.